Veillée du 4 novembre 2006
Chemins faisant
Alain Guéguen était le nouvel invité du comité des fêtes pour animer la veillée des Ateliers d'histoire.
S’adressant à la trentaine de participants, il s’est présenté comme Mayennais, fils de cheminot et militant. Militant : celui, comme le militaire, qui ne cède jamais. De fait, c’est un impressionnant chemin, souvent semé d’embûches, qu’il a tracé. Depuis sa commune natale du Genest-Saint-Isle jusqu’au comité national de la randonnée pédestre en passant par les rives du Vicoin, les fêtes de la randonnée en Mayenne, le comité départemental de la randonnée… il s’est efforcé sans relâche, 30 années durant, à faire comprendre et reconnaître l’importance sociale, économique et culturelle de nos chemins. Pas surprenant, alors, qu’en allant se promener sur le site du comité départemental*, on tombe sur la phrase suivante : « N'oublions pas qu'il faut sauvegarder les chemins et les sentiers pour les remettre aux générations futures. Ils appartiennent à l'histoire de la France et témoignent de la vie de l'homme. » Mais au-delà des paroles, les tâches de couleur, formées par les cartes et guides de randonnées du comité départemental disposés dans un décor de sous-bois automnal réalisé par Corinne Allain, ont permis à chacun de mesurer la réalité du dynamisme de la randonnée en Mayenne.
Mais si les cartes sont des outils d’orientation bien utiles aujourd’hui (il y en a maintenant en GPS pour randonneur !), dans le temps,l’important c’était surtout d’être bien chaussé.
Et là, il y avait de quoi rester admiratif et reconnaissant en regardant les chaussures et les guêtres apportées par Fernande. Fabriquées par son père, c’est son mari Georges qui les a portées, du temps où il était cantonnier, une époque où le chemin était pour chacun un lien vital qui reliait au monde alors qu’ aujourd’hui il est devenu, pour beaucoup, le moyen de s’en échapper quelques heures, quelques jours, avant d’y revenir.
Quoi qu’il en soit, il valait mieux être bien chaussé et avoir du dynamisme pour la suite de la veillée, lorsque Martine a entraîné l’assemblée dans une suite étourdissante de danses, de marches bien sûr !, jusque bien au-delà de minuit.
Heureusement, avant d’entrer dans la danse, Yvon et Nicole avaient assuré la logistique. Le barbecue, modèle déposé Minotière 2005, rougeoyait dans le noir sous la halle. C’est ainsi qu’à déferlé dans les assiettes serrées de près par les veilleurs, un flot, vite tari, de châtaignes grillées à point.
Début du courriel du lundi 28 septembre 2003, de Marguerite à Frédéric : « Bonsoir, je viens de mettre une petite laine… Veillée, pourquoi pas ? mais avec des châtaignes… ». Tout finit par arriver, pour qui sait attendre !
Clic
Liens vers nos activités